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"La Scarification et ses Relations Complexes avec les Troubles Émotionnels: Une Analyse Profonde et l'Appel à l'Arrêt"

 

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"La scarification et ses relations complexes avec les troubles émotionnels: une analyse profonde et l'appel à l'arrêt"

La scarification, une pratique d'automutilation qui implique délibérément le fait de se couper la peau pour créer des cicatrices, a suscité une préoccupation croissante en raison de ses relations complexes avec les troubles émotionnels. Dans cet article, nous explorerons spécifiquement le lien entre la scarification et les troubles de l'alimentation tels que l'anorexie, mettant en lumière les raisons de cette corrélation troublante. Enfin, nous aborderons la nécessité impérieuse de mettre fin à cette pratique autodestructrice et de fournir un soutien adapté aux personnes concernées.

La scarification est souvent utilisée comme moyen d'exprimer la douleur émotionnelle, le désespoir ou le besoin de contrôle. Cette pratique peut être liée à divers troubles émotionnels, dont la détresse psychologique, l'anxiété, et même des défis émotionnels plus spécifiques. Cependant, un lien particulièrement frappant se manifeste entre la scarification et les troubles de l'alimentation, tels que 
l'anorexie.
Les individus qui souffrent d'anorexie peuvent être obsédés par le contrôle de leur poids et de leur apparence. De même, la scarification peut être perçue comme une tentative de contrôler la douleur émotionnelle en infligeant une douleur physique. Dans les deux cas, l'automutilation peut être interprétée comme une forme de punition de soi.
Tant la scarification que l'anorexie peuvent être des moyens d'exprimer une détresse intérieure difficile à communiquer verbalement. Les cicatrices deviennent des marques visuelles d'une souffrance intérieure que la personne a du mal à exprimer autrement.
Les individus qui se livrent à la scarification ou l'anorexie peuvent rechercher un soulagement temporaire de leur douleur émotionnelle. La focalisation sur la douleur physique peut offrir un échappatoire momentané aux tourments mentaux.
La première étape pour mettre fin à la scarification est l'identification précoce des signes chez les individus à risque. Les amis, la famille, et les professionnels de la santé émotionnelle doivent être sensibilisés aux signes d'automutilation et intervenir dès que possible.
Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) et les approches basées sur la pleine conscience se sont révélées efficaces pour traiter les comportements d'automutilation. Encourager les personnes à rechercher un soutien thérapeutique peut être crucial pour briser le cycle de la scarification.
Il est essentiel de sensibiliser le public aux dangers de la scarification et de déstigmatiser les troubles émotionnels. L'éducation peut jouer un rôle clé dans la prévention en encourageant la communication ouverte et la recherche d'aide.


 
Tous les jeudis de 18h à 19h sur Soremax.org il est possible de participer à des groupes de soutien en visioconférence pour les personnes souffrant de troubles alimentaires. L'espace est gratuit, confidentiel et vous avez la possibilité d'interagir ou simplement d'écouter, selon vos préférences.
Des experts sont présents pour faciliter les échanges entre les participants, dans un moment de parole et de partage des souffrances liées au thème de l'alimentation.

 
                                Lien pour vous connecter: https://meet.jit.si/Soremax-Visio-FRA


Groupes de soutien

 

 

Tous les jeudis de 18h à 19h sur Soremax.org il est possible de participer à des groupes de soutien en visioconférence pour les personnes souffrant de troubles alimentaires. L'espace est gratuit, confidentiel et vous avez la possibilité d'interagir ou simplement d'écouter, selon vos préférences.
Des experts sont présents pour faciliter les échanges entre les participants, dans un moment de parole et de partage des souffrances liées au thème de l'alimentation.


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Les troubles alimentaires


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Les troubles alimentaires, tels que l'anorexie, la boulimie et l'obésité, sont parmi les manifestations les plus courantes du malaise contemporain. Ce malaise apparaît surtout à l'adolescence : la transformation rapide du corps entraîne le sujet à se confronter, souvent prématurément, à son identité sexuelle. La relation que les jeunes adolescents anorexiques ou boulimiques entretiennent avec le miroir, objet aimé ou détesté, révèle comment l'image reflétée du corps leur revient avec des effets d'étrangeté et d'angoisse profonde. Qu'est-ce qui les a empêchées d'arriver suffisamment préparées à ce saut existentiel au point qu'elles puissent y répondre avec l'anorexie ou la boulimie ? Quelle lecture font ces filles du trauma de la puberté : l'incidence de la mère dans sa relation avec la féminité, le rôle de la figure paternelle, le poids d'un mode de vie qui tient de moins en moins compte de la fragilité et de l'incertitude dans lesquelles l'adolescente est plongée, la traînant vers des rôles, des attitudes et des choix qu'elle n'est pas encore capable de faire. Le fait statistique qui associe l'apparition de l'anorexie-boulimie à l'adolescence montre en effet que ces symptômes sont des "expédients" pour traverser la crise pubertaire. Les troubles alimentaires sont notoirement liés à une préoccupation excessive que le sujet porte à son image corporelle, une image qui, en particulier dans notre culture, cherche à adhérer à l'idéal esthétique dominant qui place la minceur du corps comme modèle. Cet idéal a une incidence particulière dans le monde féminin, car il rend la femme plus ou moins susceptible d'occuper la position d'objet du désir masculin. La relation avec le désir et la sexualité est clairement au cœur de ce malaise, montrant tous les aspects symptomatiques liant le sujet féminin à un développement psychologique particulièrement complexe. Il n'est pas surprenant que l'anorexie-boulimie se manifeste souvent comme le résultat d'une dysfonction du lien mère-fille, accentuée par le manque du rôle paternel qui caractérise de plus en plus le contexte socio-culturel actuel. La propagation du malaise concerne le monde féminin dans toutes les tranches d'âge, de l'adolescence à l'âge adulte. Mais le malaise adolescent concerne également le genre masculin, avec des pourcentages inférieurs à l'incidence féminine car les garçons dissimulent davantage leur malaise car ils en ressentent une grande honte. La honte, la dissimulation, l'évitement ou la sous-estimation du problème sont à la base de ces souffrances, car les personnes anorexiques ou boulimiques demandent rarement de l'aide, presque toujours "l'alerte" vient de la famille ou de l'école. Et pour "briser" le secret, rien de mieux que de pouvoir accéder à un groupe de parole qui est un précieux début pour un possible chemin de prise de conscience et de guérison. Un groupe qui garantit le respect de la souffrance, le partage, l'absence de jugement et la liberté de parole et de... silence.



Nourriture et culture


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Nourriture et culture
La relation avec la nourriture est fondamentale pour l'être humain, tant du point de vue nutritionnel que culturel et émotionnel. Le lait, qu'il soit maternel ou en biberon en tant que substitut, est le premier aliment avec lequel l'enfant entre en contact dans sa vie. C'est un aliment privilégié car il remplit plusieurs fonctions : il nourrit non seulement, mais il organise la relation avec la mère, à commencer par les pleurs dus à la faim et la satisfaction après avoir été nourri, et à travers la nourrice elle-même, indirectement en relation avec le reste du monde.
On peut dire que l'enfant est satisfait du lait qu'il consomme autant que de la relation avec sa mère qui le nourrit. Cette fonction maternelle introduit l'enfant dans un monde qui a un certain fonctionnement, avec des jours et des nuits, des horaires, des moments pour jouer, dormir et manger. Autrement dit, la mère remplit une fonction nourricière, mais surtout de médiation culturelle et sociale.
La valeur sociale de la nourriture est une partie importante de la tradition culturelle des peuples, se transmettant de génération en génération et formant un trait d'identité. De nombreux rituels religieux, et non religieux, incluent des aliments et des boissons. Les célébrations ont généralement lieu autour d'une table riche en nourriture. L'importance du festin (convivialité) est indéniable, la table familiale constitue un lieu fondamental de rencontre, d'échange et de lien affectif.
On peut dire que la nourriture est tellement omniprésente dans notre vie et notre culture qu'elle constitue un "organisateur émotionnel" indispensable avec lequel nous devons tous composer, que ce soit bien ou mal.
Il est bien connu qu'au cours d'un voyage en Inde ou en Extrême-Orient, nous perdrons du poids, tandis que lors d'un voyage aux États-Unis, nous prendrons du poids ; pour faire plaisir aux mères et aux belles-mères, nous prendrons du poids et… le meilleur antidépresseur est le chocolat.
La prise de nourriture est étroitement liée au chiffre que la balance nous renvoie : le poids corporel, une joie pour beaucoup ou peut-être un tourment pour la plupart…
Chacun de nous a eu, ou a, des moments conflictuels avec la nourriture ou certains types d'aliments, sans que cela puisse être considéré comme un symptôme ou une pathologie bien définie. Ces moments sont souvent étroitement liés à des situations émotionnelles et familiales, face à des changements attendus ou inattendus dans notre vie. Il est communément expérimenté que les peines d'amour font perdre du poids, le mariage fait prendre du poids, un enfant qui ne mange pas contrarie beaucoup sa mère et confirme la nature déstabilisatrice et subversive du jeûne dans chaque communauté humaine.
D'ailleurs, il est bien connu que la "grève de la faim" vise à échapper au geôlier, au maître, au pouvoir… souvent perçu dans la mère ou dans la famille.
Si l'on jette un coup d'œil sur la culture alimentaire de nos jours, nous pouvons faire quelques réflexions intéressantes. L'offre alimentaire est plus variée que jamais, en termes de qualité (nourriture régionale, nationale ou ethnique) et de quantité, et j'ajouterais de consommation dans le temps : il est en effet possible de manger (maintenant aussi en Italie) à n'importe quelle heure du jour et de la nuit.
Les coordonnées culturelles semblent être au nombre de quatre : alimentation authentique, ethnique, "fast-food" et biologique. Les aliments authentiques sont identifiés comme savoureux et simples, ayant une valeur régionale, surtout les pâtes ou le riz, le poisson et la viande, les saucisses, les fromages, les produits laitiers, l'épeautre (la nourriture des légionnaires romains), les lentilles et les champignons. La nourriture ethnique a surtout une valeur culturelle, un peu tendance, un peu pour changer, mais n'a pas beaucoup d'impact par rapport à nos cuisines régionales fortes et très caractéristiques.
Le "fast-food", à l'image de McDonald's, est une nourriture identique dans n'importe quelle partie du monde, calibrée et standardisée sur le modèle culturel américain. Il est bien connu que ce type d'alimentation entraîne un excès de calories, et est négatif en raison de la grande quantité de caféine et surtout de sucres et de graisses contenus dans les aliments, mais il est très apprécié par les jeunes et les adolescents et… pas seulement. McDonald's a inauguré la catégorie de la "malbouffe" : le "fast-food" va de pair avec la culture du jetable, et ce n'est pas un hasard si McDonald's produit des montagnes de déchets chaque jour dans le monde entier. À cet égard, la création en Italie en 1986 de l'Association "Slow Food" est intéressante… dont le nom dit tout. La nourriture biologique prend en compte l'ensemble de l'écosystème agricole, exploite la fertilité naturelle du sol et favorise la biodiversité de l'environnement dans lequel elle opère, excluant l'utilisation de produits de synthèse et d'OGM.
Pour être complet, il convient également de mentionner la pratique de "l'happy hour", expression anglaise qui signifie littéralement "heure joyeuse" et est la plage horaire pendant laquelle certains bars proposent des réductions, généralement sur les boissons alcoolisées et les amuse-gueules. C'est une pratique de promotion des ventes née dans les pays anglo-saxons pour attirer les clients dans les pubs après le travail, rapidement importée en Italie. En fait, pour beaucoup, l'heure heureuse remplace le dîner car souvent l'alternative serait de manger seul à la maison, devant la télévision.
Je pense que chacun de nous peut se situer dans ces coordonnées culturelles, où il le préfère, sans que cela puisse être considéré comme anormal ou signe d'une relation perturbée avec la nourriture. Cependant, nous pouvons nous poser quelques questions, car avec le temps, la nourriture que nous consommerons nous amènera à faire









 













Le pouvoir du groupe


 

 

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L'Écoute Bienveillante au Cœur de la Guérison de l'Anorexie :
Dans la lutte contre l'anorexie, le groupe d'écoute émerge comme un élément essentiel, offrant un soutien sans jugement et une communauté solidaire. En plongeant dans l'expérience d'une jeune fille confrontée à ce trouble alimentaire, nous explorons les attentes cruciales liées à sa participation à un groupe d'écoute.
Pour elle, l'idée de rejoindre un groupe d'écoute réside dans le besoin profond d'être entendue et comprise. L'anorexie crée souvent une solitude émotionnelle, mais le groupe offre un espace où la parole peut être libérée sans craindre d'être jugée, créant ainsi une connexion vitale avec les autres.
La jeune fille redoute le jugement, une crainte profonde souvent associée à l'anorexie. La sécurité d'un groupe d'écoute repose sur l'absence de jugement, créant un environnement propice à la guérison. Cette atmosphère d'empathie et de compréhension joue un rôle clé dans la restauration de sa confiance en soi
L'anticipation d'un accueil chaleureux émerge comme un espoir palpable. La peur du rejet, une émotion prédominante, peut être apaisée au sein d'un groupe où la compréhension mutuelle élimine la crainte d'être une "intruse".
L'accueil bienveillant crée un lien instantané au sein de cette communauté partageant des expériences similaires.
L'idée de bénéficier du soutien mutuel au sein du groupe devient une source de force. Imaginer un espace où les membres s'encouragent mutuellement, partagent leurs réussites et se relèvent ensemble après les échecs suscite une dynamique positive. Dans la lutte contre l'anorexie, le groupe devient une communauté résiliente, offrant une énergie collective propice à la guérison.
En conclusion :
La participation à un groupe d'écoute se révèle ainsi être une étape cruciale dans le chemin vers la guérison de l'anorexie.
L'aspect solidaire, caractérisé par le non-jugement, l'accueil chaleureux et le soutien mutuel, agit comme un catalyseur puissant. En brisant l'isolement émotionnel, en fournissant un espace sûr pour s'exprimer et en créant une communauté bienveillante, le groupe d'écoute devient une ressource inestimable dans la lutte contre l'anorexie, offrant un chemin vers la guérison et l'épanouissement personnel.
Giovanni Sorrentino.





La guérison par le plaisir de manger

 

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Giovanni Sorrentino décrit le projet Soremax
 
La Guérison par le Plaisir de Manger :
Une Approche Bienveillante pour les Personnes Souffrant d'Anorexie
L'anorexie, un trouble alimentaire complexe, affecte de nombreuses personnes à travers le monde. Bien que les causes de ce trouble soient multifactorielles, la relation entre l'anorexie et le plaisir de manger est un aspect crucial souvent négligé. Certains thérapeutes soutiennent l'idée que redécouvrir le plaisir de manger peut jouer un rôle crucial dans le processus de guérison, en éloignant la culpabilité associée aux repas.
L'anorexie crée souvent une dynamique où la nourriture devient source d'anxiété et de culpabilité. L'idée de manger peut déclencher des émotions négatives, faisant du repas un véritable défi pour les personnes touchées. Certains experts s'accordent à dire que réintroduire le plaisir de manger peut aider à changer cette dynamique toxique.
La dégustation des aliments devrait être une expérience sensorielle agréable, mais pour ceux souffrant d'anorexie, cela peut devenir une tâche difficile. Redécouvrir le goût et le plaisir des aliments dans un environnement exempt de pression et d'anxiété peut être le premier pas vers une relation plus saine avec la nourriture. Des séances guidées, axées sur l'appréciation des saveurs, peuvent aider à rétablir cette connexion perdue.
Il est essentiel de souligner l'importance d'un accompagnement bienveillant tout au long du processus de guérison. Les proches, amis et thérapeutes jouent un rôle crucial en offrant un soutien constant, empreint d'amour et de compréhension. L'objectif est de créer un environnement sans jugement où le plaisir de manger peut être redécouvert et cultivé.
La notion de repas en famille ou entre amis peut, dans un premier temps, susciter des appréhensions pour ceux souffrant d'anorexie. Cependant, transformer la table en un lieu de guérison, dépourvu de toute pression, peut contribuer significativement au processus de rétablissement. Des repas partagés avec amour et sans jugement peuvent aider à associer la nourriture à des expériences positives.

Abbiamo iniziato i gruppi di parola...

 

Da tre settimane abbiamo iniziato (il giovedi dalla 18 alla 19 in videoconferenza) i gruppi di parola e di ascolto per soggetti che soffrono di "disturbi alimentari".

Soprattutto anoressia (che rappresenta il "sintomo" che spaventa di più) ma anche bulimia ed ogni altra sofferenza legata ad un "difficile" rapporto con il cibo.

Sappiamo bene che tale sofferenza è connotata soprattutto al femminile, i ragazzi sembrano più nascosti e restii a parlare della loro sofferenza ma sono sempre di più gli adolescenti ed i giovani uomini che presentano tali "sintomi".

Abbiamo pensato le videoconferenze per permettere a persone che hanno vergogna della loro sofferenza di potere anche solo ascoltare e, magari in un secondo tempo, trovare la voglia ed il coraggio di parlare.

Altre persone invece sin da subito hanno bisogno di parlare, raccontare la loro storia, anche sfogarsi per esprimere il dolore e la rabbia che sentono.

Il lavoro in un gruppo può beneficiare di un "effetto di amplificazione" che possiamo riassumere in quel: "Anch'io...". Anch'io vivo queste emozioni, queste paure, la voglia di nascondermi o di "spaccare tutto..."

La condivisione di emozioni e del dolore è un primo passo, già in parte terapeutico, per riprendere a vivere "... A colori e non più in bianco e nero..." come diceva una ragazza.

Il nostro compito (inizialmente) è soprattutto di ascoltare, far circolare la parola e garantire la riservatezza di racconti così intimi carichi di dolore ed emozioni.

In un secondo tempo desideriamo offrire la possibilità, alle persone interessate, di incontrarsi di persona, in uno spazio sempre protetto e mai giudicante, perchè la parola, parola che cura, possa con la forza che le appartiene far tornare a vivere le persone sempre più libere dalla sofferenza legata a sintomi così dolorosi.

Al momento i gruppi sono in francese ma abbiamo già previsto analoghi gruppi in italiano a breve.

Chi è incuriosito può visitare il nostro sito:

 

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